Edition du 18/04/2006 (EL MOUDJAHID)
Le Salon des technologies de l’information et de la communication (TIC), dans sa deuxième édition, a accueilli, trois jours durant, un grand public, s’intéressant à l’intégration de ces nouvelles technologies dans son travail quotidien, notamment en matière d’enseignement à distance.
Cette manifestation, organisée par le ministère de l’Education nationale avec le concours de l’Office national d’enseignement et de formation à distance (ONEFD), a permis de constater un besoin chez les visiteurs (élèves, enseignants et parents d’élèves) d’informations relatives à l’utilisation des outils des TIC, selon le directeur général de l’ONEFD, M. Mohamed Hadj-Djillani.
S’exprimant lors d’un point de presse, organisé lors de la clôture du salon, M. Hadj-Djillani a indiqué que ce Salon, regroupant une vingtaine de stands, a contribué à “intégrer”, dans l’esprit des visiteurs, l’importance de l’outil informatique et des TIC dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement à distance.
Il a ajouté, dans le même contexte, que les TIC permettent de “briser” la cloison existant entre les apprenants et le savoir, indiquant qu’elles apportent également “un complément” pour accompagner l’enseignant, sans jamais le remplacer, dans son action de remédier à certains échecs scolaires.
Selon lui, les citoyens “doivent exiger” aux pouvoirs publics l’accès aux TIC ainsi que l’acquisition des outils informatiques, notamment les micro-ordinateurs, d’où la nécessité de la mise en œuvre d’une stratégie pour permettre à chaque foyer d’être doté d’un PC avec une “bonne” utilisation car, selon lui, “l’opération Ousratic n’est pas suffisante, à elle seule”, a-t-il dit. Concernant l’utilisation de l’outil informatique par les enseignants des paliers primaire et moyen, concernés par les épreuves d’évaluation dans le cadre du projet annuel de formation à distance, inscrit dans la mise oeuvre de la réforme de l’éducation, il a été constaté, selon un questionnaire distribué à 5.824 enseignants, que seulement 18 % sont capables d’utiliser les TIC pour des fins pédagogiques, à savoir la réalisation et la conception des cours.
Les quelque 5.824 enseignants questionnés sont parmi les 10.000 enseignants (6.000 de l’enseignement primaire et 4.000 de l’enseignement moyen), qui ont subi les épreuves d’évaluation, rappelle-t-on. Il a été constaté, dans ce contexte, que 26% disposent d’un micro-ordinateur, soit un taux “faible” qui risque de “ralentir” le rythme du processus de l’enseignement à distance.
Dans le cadre de la réforme du système éducatif, un programme de formation des formateurs a été tracé, pour la prochaine rentrée scolaire, au profit de 60.000 enseignants des paliers primaire et moyen, ainsi qu’un autre, ciblant 110.000 enseignants, prévu pour l’année scolaire 2007-2008, a conclu M. Hadj-Djillani.
Le salon des technologies de l’information et de la communication (TIC) était une occasion pour présenter aux visiteurs des techniques audiovisuelles, des plate-formes d’enseignement et des supports didactiques avec l’organisation de démonstrations par visioconférence ainsi que des ateliers pédagogiques sur la gestion des cours animés sur le net, souligne-t-on.