Au moment où l’actualité est dominée par des annonces catastrophiques pour l’économie mondiale, enAlgérie le débat semble prendre la forme d’un plaidoyer en faveur de l’économie productive. L’économiealgérienne est dans l’obligation de se mettre à niveau, de produire, d’utiliser ses compétences managériales, d’être au diapason de ce qui se fait ailleurs, pour sortir de ce cercle vicieux qui l’a emprisonnée depuis belle lurette. Basée essentiellement sur des ressources épuisables, le gaz et le pétrole, elle s’est retrouvée devant le fait accompli. Produire ou disparaître.
C’est là une vérité toute crue. Et bâtir une économie productive, capable de créer des richesses, une valeur ajoutée n’est pas une tâche facile eu égard aux difficultés que connaît le monde d’aujourd’hui. Mais la tâche n’est pas impossible. Les économies les plus performantes l’ont montré. Il suffit d’exploiter les richesses humaines et de les perfectionner pour mettre en branle la machine productive.
L’affaire n’est pas gagnée d’avance puisque un travail d’Hercule semble s’imposer. Et c’est le B.A.-BA de la question.
Apprendre à résister et affronter les difficultés qui apparaissent tout au long du
processus de développement. Le management des entreprises est une question tout aussi importante
que celle des moyens financiers. Qui dit management dit simplement prise de décision. Ce processus a été maintes fois mis en valeur pour dire que la finalité n’est pas toujours le profit ou le gain mais aussi la pérennité de l’entité économique, de l’outil de travail et même d’une industrie donnée. En Algérie, le management a été longtemps ignoré pour des raisons évidentes. Répondre à d’autres objectifs a fait oublier aux responsables des entreprises que le monde évolue constamment et à une vitesse astronomique.Les entreprises algériennes ont longtemps négligé les domaines du management et de la gestion. La majorité a mis l’accent sur la formation aux métiers de base des entreprises, ce qui a causé un retard énorme en matière de gestion au plus haut niveau de l’entité économique. Or, il va sans dire que le management augmente sensiblement les performances économiques des entreprises et devient même l’un des facteurs de réussite de chaque projet. Selon les experts, le taux de l’encadrement dans nos entreprises n’était, en 1983, que de 5% dans l’industrie et de 2% dans l’administration. Actuellement, on parle de besoins de former quelque 1,8 million d’Algériens.
Idem pour l’investissement dans ce domaine qui reste aux yeux des spécialistes très faible. Ce qu’a démontré une étude réalisée il y a quelques années, selon laquelle seulement 500 PME algériennes ont plus ou moins consenti des investissements immatériels.
Elle a révélé aussi que 44,3% des petites et moyennes entreprises n’ont strictement rien investi dans les TIC, alors que dans les pays de l’OCDE, par exemple, une moyenne de 28,2% du PIB est investie dans les nouvelles technologies et 36% du PIB au Japon. La Tribune du 15-02-2009 Par Smaïl Boughazi.
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L’élite algérienne établie à l’étranger est invitée «à mettre son savoir-faire» au service du développement national.
C’est ce qui ressort de l’intervention faite vendredi dernier par l’ambassadeur d’Algérie en
France, M. Missoum Sbih, lors d’une rencontre sur «la nouvelle économie algérienne», organisée
vendredi dernier à Paris par le Réseau des étudiants algériens diplômés des grandes écoles françaises (REAGE), selon l’APS. Le diplomate algérien a, en effet, appelé à «une prise de conscience» de cette élite. Il a affirmé que trois axes ont été définis pour cette contribution.
Il s’agit du «secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique»,de «l’amélioration de la compétitivité des entreprises nationales et le développement des IDE» et, enfin,
de «la réalisation d’analyses et d’études pouvant assurer l’essor du pays dans tous les domaines».
Le même responsable pense que le REAGE peut devenir une plate-forme de rencontres et d’échange d’informations pour les opérateurs algériens et français, un vecteur de création d’entreprises et de partenariat et un vivier de talents et de compétences pouvant aider l’Algérie à devenir un pays émergent.
Le président de la Chambre nationale de commerce et d’industrie (CACI), Brahim Bendjaber, a évoqué, pour sa part, le thème des «PME/PMI : export et internationalisation». Ce dernier a préféré parler beaucoup plus des avantages accordés par les pouvoirs publics en Algérie aux investisseurs.
Il a ainsi longuement parlé du cadre régissant les opérations d’exportation des produits algériens et des facilitations accordées aux opérateurs économiques nationaux. «Aucun impôt n’est appliqué sur les bénéfices découlant d’opérations d’exportation», a-t-il soutenu, évoquant au passage les perspectives offertes aux exportateurs nationaux depuis l’adhésion du pays à l’espace arabe du libre-échange et dans le cadre des adhésions envisagées à la zone UMAO (Union des marchés ouest africains) et de l’Association de libre-échange, regroupant des pays européens et nordiques.
Rappelant que «les exportations algériennes hors hydrocarbures ont atteint l’année dernière 1,8 milliard de dollars dont 80% sont à destination de l’Europe», le président de la CACI a relevé «certains manquements relatifs à l’économie algérienne, notamment le problème de conformité des produits algériens aux normes européennes».
A ses yeux, la réussite des PME nationales passe par la mise à niveau et la modernisation des équipements, celle de l’encadrement et de la ressource humaine et par la mise en place de structures de promotion. C’est pourquoi il a plaidé pour la mise en place de «jointventures» entre les PME/PMI nationales et des partenaires étrangers pour acquérir l’expérience et le savoir-faire nécessaires avant de se lancer dans des opérations d’externalisation.
Du côté français, le chef de la mission économique française en Algérie a également invité les jeunes
diplômés à opter pour la formule «Volontariat international en entreprises» (VIE) destiné aux moins de 29 ans qui leur permet de travailler en Algérie pour enfin décrocher, à l’issue de leur période de VIE, un poste soit en Algérie ou en France. |